En Côte d’Ivoire, le foncier fait l’objet de convoitise car véritable source de richesse certaine et et de bien durable. La terre ivoirienne attire énormément de personnes. La demande étant forte tant pour les ivoiriens que pour les non ivoiriens, nous assistons à une montée des prestations immobilières. Malheureusement, la profession en proie au désordre ne rassure plus. Du lotissement à l’exploitation de son lopin de terre en passant par l’obtention définitive des documents administratifs, il faut avoir Dieu avec soi pour ne pas se retrouver devant un tribunal, empêtré dans un litige foncier. Cette pratique peu recommandable s’est installée aux quatre coins du pays au grand désarroi des Ivoiriens.
On assiste partout à des attitudes malsaines telles que la vente de parcelle de terre à plusieurs personnes, des projets immobiliers fictifs, des entreprises immobilières trompeuses, des documents administratifs falsifiés et irréels, des acquéreurs pas suffisamment informés… Devant l’ampleur de la situation et les coups de gueules des populations, le gouvernement ivoirien a décidé de prendre les choses en main afin d’assainir le secteur du foncier dans le pays.
La Côte d’Ivoire, précédée par sa réputation de locomotive financière ouest-africaine et de terre hospitalière a toujours attiré de nombreuses personnes venues d’Afrique et d’ailleurs. Cette situation a entrainé une forte demande en logements, impactant ainsi le secteur de l’immobilier et au foncier qui connaissent un boom. Le foncier très sollicité, fait l’objet de prestations sans cesse croissantes. Mais aussi de controverses, du fait du désordre qui la gangrène. Plusieurs personnes en quête de quelques m² de parcelles se sont vues escroquées et retrouvées en procès devant un tribunal pour litige foncier.
Il n’est pas rare d’entendre dans la population : « payer une parcelle en Côte d’Ivoire, c’est payer un procès en justice ». Dans tout le pays, du nord au sud, de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre, le fléau est partout.